Cyril Abad

Photographe indépendant depuis une dizaine d’années Cyril Abad est adepte d’une approche frontale, simple et directe, il cherche à capter le moment précis où les choses basculent, tombent, prennent un tour plus singulier.
Son travail sur le Brexit ou l’exercice religieux aux États-Unis offre une vision dissonante et décalée de nos sociétés contemporaines. Cette exploration minutieuse – fruit d’un long travail de préparation et d’un soin attentif aux détails – échappe à l’actualité immédiate. Ses reportages ont été publiés entre autre dans la revue 6 Mois, National Geographic France, Le Figaro, L’Obs, le Stern, La Croix, La Vie, ou encore D la Repubblica.
Lauréat MAP 2013, lauréat Regards doubles 2015, Coup de cœur VISA pour l’Image 2016, lauréat du Prix Mentor 2017 et du Miami Street Photography Festival 2017.
Il a été exposé aux rencontres photographiques de Vendôme en 2016, à la Scam en 2018, au festival de l’Oeil urbain en 2019, son travail de photo de rue à Miami et Milan en 2018.

Consultez le site de Cyril Abad et son compte Instagram.

 

« IN GOD WE TRUST, voyage au cœur des excentricités de la foi »
Le Carré Rosengart

Cyril Abad nous propose une exploration de la société américaine au travers du prisme religieux. Il s’intéresse à la manière dont l’offre religieuse (exclusivement d’obédience protestante : plus de 70 % des croyants américains) se réinvente en suivant les évolutions du libéralisme et cible avec acuité les différents segments de la société américaine par l’usage de stratégies empruntées aux techniques de conquête de marchés, en vue d’optimiser le processus d’évangélisation. Chaque individu se définit par son appartenance à un groupe de plus en plus restreint, cible commerciale pour les entreprises comme pour les églises qui redoublent d’originalité et d’inventivité pour leur proposer de nouvelles offres.
La crise globale de 1998 a accéléré le processus de morcellement. Le télévangélisme s’adressant aux masses des grandes obédiences trouve alors ses limites et les églises doivent se réinventer. Dans leur volonté d’expansion prosélyte les églises obéissent aux mêmes règles que les multinationales toujours en quête de nouveaux marchés.
En balayant l’ensemble des grands chantiers (entertainment, nouvelles technologies, athéisme, immigration, LGBTQ, contrôle des armes, éducation, tribus – groupes d’affinité sociale et ethniques, accessibilité, tourisme etc.), Cyril Abad pu identifier un certain nombre de groupes ou niches aux spécificités originales et ciblés par les églises. Ces groupes sont de véritables indicateurs de l’évolution sociale, restant persuadé que c’est à la marge qu’on trouve les ébauches des grandes évolutions.