Éric Pillot

Éric Pillot est lauréat 2012 du Prix HSBC pour la Photographie et Lauréat 2014 du Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière décerné par l’Académie des Beaux-arts.

Il découvre la photographie après avoir suivi des études scientifiques (École Polytechnique, agrégation de Mathématiques). Il effectue depuis quelques années un travail centré sur les rapports homme-nature. Plusieurs de ses séries ont été consacrées à l’animal, qu’il a photographié de façon poétique dans les installations de nombreux zoos d’Europe et des États-Unis, d’abord en noir et blanc, puis en couleur avec la série « In situ », qui se poursuit encore. Il s’intéresse également au paysage, notamment avec sa série « Horizons ».

Ses photographies ont été présentées depuis 2008 dans plus de 80 expositions personnelles et collectives, en Europe, en Asie, aux États-Unis et en Australie. Il a publié trois monographies : « In situ » aux éditions Actes Sud en 2012 (préface de Serge Tisseron), « In situ 2 » aux éditions La Pionnière en 2015 (préface de Dominique Janvier) et « Horizons » en 2017 (texte d’Amina Danton). Un hors-série de la Revue des deux Mondes a également été consacré à sa série « In situ – États-Unis » et sa prochaine monographie, « Parois » sera publiée en octobre 2019, avec une préface de Michel Pastoureau.

Éric Pillot est représenté depuis 2011 par la galerie Dumonteil, implantée à Paris, Shanghai et New-York, qui présente très régulièrement son travail dans de grands salons internationaux, et également depuis 2015 par William Mora Galleries à Melbourne. Eric Pillot est né en 1968 et vit à Paris.

Consultez le site internet d’Eric Pillot.

 

« IN SITU – L’ANIMAL »

Le Carré Rosengart

Depuis plusieurs années, Éric Pillot photographie l’animal, l’animal sauvage, dont certaines espèces ne survivront sans doute bientôt plus que dans des zoos. Il a commencé sa série « in Situ » en Europe et a élargi ce travail dans une autre culture et d’autres espaces, ceux des États-Unis.

« L’architecture et les décors des zoos sont intéressants à photographier, car ils sont riches d’influences, et empreints de la culture visuelle et artistique, populaire et savante, de leur pays. Ils ont beaucoup changé depuis l’apparition des premiers parcs, et continuent d’évoluer : les barreaux sont devenus rares, afin de privilégier une vue directe des animaux, et les formes et les couleurs des installations évoquent souvent les contrées d’origine des espèces qu’elles abritent.
L’animal me fascine comme un être étrange, beau et singulier. À travers mes images, j’essaie de le représenter dans toute sa beauté, et, d’une certaine façon, de me rapprocher de lui. Je pense aussi que l’animal est très présent dans l’esprit des hommes, et ceci dès leur plus tendre enfance. Les couleurs et l’architecture de leurs enclos m’aident à faire appel à l’imaginaire et dans mes images (qui ne font l’objet d’aucune manipulation ou retouche numérique), les bêtes me paraissent pouvoir représenter quelque chose de l’animal en nous, dans toute sa diversité : celui que nous pouvons caresser, choyer, craindre… celui des contes, des mythes, et des livres pour enfants.
Enfin, mon travail est aussi une métaphore. Je m’efforce d’isoler l’animal dans mes images (alors qu’il vit rarement seul dans les zoos) afin de favoriser une rencontre, une rencontre avec l’Autre : un Autre que j’essaie de représenter avec noblesse et une certaine proximité, un Autre dont nous devons prendre soin, un Autre que je regarde, mais que je laisse aussi me regarder. » Eric Pillot