Florence Levillain

portrait de Florence Levillain par Stéphane Kovalsky

 

La photographe Florence Levillain explore des territoires variés allant du monde de l’entreprise aux rues des banlieues. Suite au prix Kodak en 1999 pour son reportage sur les femmes à Rungis, elle débute sa série « Planète Mars au bout de votre rue ».
De 2009 à 2012, elle réalise « Parce qu’ils le valent bien », portraits sur les rituels de beauté, projetés aux Rencontres d’Arles en 2012. Dans la foulée, L’Oréal luxe lui confie une carte blanche sur l’univers de la socio-esthétique.
En 2014, elle expose à la MEP et au Salon de la photo lors d’une exposition hommage à Sabine Weiss.
L’exposition « Bains publics » est programmée pour la première fois dans le cadre du Mois de la photo du Grand Paris 2017 ».
Le premier festival « Les femmes s’exposent » lui confie une résidence sur les habitants de Houlgate en 2018. La même année, elle réalise une série de portraits au sein de l’association « Mains libres » qui gère une bagagerie pour les sans domicile.
Florence Levillain est membre de l’agence Signatures, maison de photographes.

Consultez le site de Florence Levillain et son compte Instagram.

 

PROJET DE RÉSIDENCE

En résidence à Saint-Brieuc pendant le mois de juillet, Florence Levillain a découvert avec enchantement le fonds photographique du Briochin Lucien Bailly (1881-1975). Légué par la famille du photographe au Musée d’art et d’histoire de Saint-Brieuc, le fonds est composé de 8.000 à 10.000 pièces, principalement des prises de vues, négatifs souples, tirages et plaques de verre sauvées de l’oubli et témoignant de la vie quotidienne sur l’ensemble du territoire. Un long travail de sauvegarde, de numérisation, d’indexation commença fin 2016. Aujourd’hui plus de 5 000 images ont déjà été nettoyées et scannées par les membres de la société des Amis du Musée sous la houlette de sa directrice, Élisabeth Renault et Nicolas Poulain, chargé des collections au Musée.
Ce fonds se révèle être une véritable aubaine pour Florence Levillain qui y voit une pépite à partir de laquelle fonder son projet pour Photo Festival 2019.
En découvrant l’immensité et la qualité de ce fond, Florence Levillain comprenait que, la plupart des sujets qui l’intéressaient, avaient été traités par lui, dans l’ensemble de l’agglomération Saint-Brieuc : vie de famille, industrie, architecture, portraits sur tout le territoire de l’agglomération. Alors, lui est apparu évident de partir sur les traces de nos ancêtres et de faire réapparaître ces fantômes.

Elle a décidé de mêler son témoignage, ses écritures, avec les siennes afin de les comparer. Au travers de ce projet, elle souhaite aussi rendre un hommage appuyé à tout ce travail photographique qui a failli disparaître et qui, grâce aux technologies modernes et au partage réalisé par le Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Brieuc, peut revivre auprès du public.

Projet mené avec l’aimable coopération du Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Brieuc