Lucie Pastureau

Portrait de Lucie Pastureau par Lionel Pralus Hans Lucas

Lucie Pastureau est née en 1982. Elle vit à Lille et travaille à Lille, Paris et ailleurs.
Après des études à l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans en section communication, Lucie Pastureau intègre l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de la ville de Paris (ENSAD) en section photographie. Diplômée avec les félicitations du Jury en 2008, elle crée la même année, avec ses acolytes Lionel Pralus et Hortense Vinet, le collectif Faux Amis.
Elle travaille autour de l’imagerie familiale, des petites choses de l’ordinaire, dans une intention de tracer une cartographie intimiste d’un territoire, d’un groupe, ou bien d’un individu. Elle développe aussi ses recherches sur la photographie et le texte au sein du collectif Faux Amis en diversifiant les supports, vidéo, installation, édition. Elle alterne résidences d’artistes, expositions/ projections en festival, enseignement, projets corporate, presse. En 2012, elle intègre l’agence Hans Lucas et travaille régulièrement pour la presse dans le Nord, en collaborant principalement avec Le Monde et Libération.

 

« LUMINESCENCES »

Maison de l’Agglomération

  • Luminescences
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  • Luminescences

« Luminescences » est une recherche, menée comme à l’aveuglette, autour de l’adolescence et de l’individualité.
Une cartographie poétique de ce que cela pourrait être. Les yeux et les oreilles bien ouverts, chaque petite chose devenant prétexte à la rencontre et à la photographie. Et c’est à l’une des premières jeunes filles rencontrées qu’il faut rendre grâce : photographiée, à sa demande, à visage découvert, dans une urgence subjective. Urgence qu’a provoquée la jeune fille elle-même mais qui a finalement gagnée la photographe.

Nous ne sommes pas ici dans un lieu ordinaire mais dans un accueil médical pour adolescent. Mais ce n’est pas du soin qu’il s’agit ici, ni de maladies, mais bien plus du développement des corps, du déroulement du temps dans ce huis-clos qui vient se frotter à cet autre temps qu’est celui de l’adolescence. Observer comment ce corps éprouve cette temporalité : accueillir ou non l’ennui, marquer ce temps ou bien s’en abstraire, le corps que l’on retient encore dans l’enfance, la féminité que l’on découvre… 
 L’adolescence comme une luminescence, un moment surnaturel puisque ouvert à tous les possibles. Passer du positif au négatif comme on irait voir ce qui se trame sous la peau. Ou bien faire comme ces enfants qui s’amusent à retourner l’image (le verso) en pensant qu’on pourrait y trouver le dos d’un personnage qui est photographié de face.
Ces galaxies qui gravitent, les unes autour des autres. Et cette lumière qui éclaire parfois les peaux de l’intérieur.
Projet réalisé en 2017 dans le cadre d’une résidence culture Santé, avec les patients et soignants de l’Unité de santé de l’adolescent de l’Hôpital Saint Vincent de Paul à Lille ; en partenariat avec l’ARS et la DRAC Hauts-de-France.
Le diaporama sonore a été montré une première fois à Arles (dans le off) à l’exposition collective Supernatural organisée par Hans Lucas. La première partie du projet a été exposée (dos bleu et tirages) au festival Circulation(s) en 2018.

Après avoir reçu le prix Fujifilm / Circulation(s) avec ce projet, Lucie Pastureau retourne en 2018/2019 à la rencontre de nouveaux adolescents dans le même service et y fait de nouvelles photographies qui viennent enrichir la série première et dont une partie est exposée du 16 avril au 11 mai 2019 à la Fisheye Gallery à Paris.