Matt Stuart

Né en 1974, Matt Stuart a été élevé dans la banlieue verdoyante de Harrow, au nord-ouest de Londres. À 11 ans il a été appelé pour jouer un solo de trompette devant la reine mère. La réaction de Sa Majesté n’a malheureusement pas été enregistrée.
Un peu plus tard, en 1986, Matt découvre le skateboard après avoir regardé « Retour vers le futur ». Le skateboard a occupé chacun de ses instants jusqu’en 1994, date à laquelle il détourna le regard de l’half-pipe pour se rendre compte que les filles étaient devenues beaucoup plus intéressantes.
Il a aussi connu une brève histoire d’amour avec le Kung Fu. Conscient que son fils ne serait pas le prochain Bruce Lee, le père de Max l’a orienté vers la photographie grâce aux livres de Robert Frank et d’Henri Cartier-Bresson.
Depuis lors, la photographie est devenue la grande passion de Matt bien qu’il soit encore assez intéressé par les planches à roulettes et les filles (mais heureusement pas par le Kung Fu).

Consultez le site de Matt Stuart, et son compte Instagram.

  • Oxford Street, London
  • Trafalgar Square, London
  • Needham Road, London
  • Aldersgate Street, London

« ALL THAT LIFE CAN AFFORD »

La chapelle Lamennais

« All That Life Can Afford » rassemble quelques-unes des milliers de photographies que le photographe anglais Matt Stuart a prises dans les rues de Londres au cours des vingt dernières années.
Les images montrent principalement des gens dans leur vie quotidienne, en chemin vers leur travail, faisant des courses ou en voyage.
« J’aime photographier les personnes au naturel, quand elles ne sont pas en représentation et n’ont pas conscience d’être observées. C’est là qu’elles sont le plus désinhibées, détendues et vraies. À l’inverse, je me rends bien compte que de nos jours les gens sont tout le temps en représentation : dans les émissions de télé-réalité́, sur Facebook, dans les médias. Les occasions sont rares d’observer les gens sans qu’ils ressentent le besoin de se mettre en scène. C’est le cas dans la rue. J’aime aussi capturer le comique, l’absurde, ou les coïncidences troublantes que je vois. Elles exigent un énorme effort de concentration de ma part, mais également de la part du spectateur : je crée des sortes de tests d’acuité visuelle. J’espère que les gens apprécient de décoder.
Mon équipement se compose d’un petit appareil photo Leica à mise au point télémétrique, et d’une paire de chaussures confortables. Je marche parfois plus de vingt kilomètres par jour en faisant des photos, que je vais presque toutes supprimer en voyant le résultat. Mais je me réconforte en pensant que je suis les traces de mes héros, Henri Cartier-Bresson, Garry Winogrand et Martin Parr, qui sont mes sources d’inspiration. »
Les images de Matt Stuart/MAPS ont été exposées à Corbeil-Essonnes dans le cadre du festival L’Œil urbain du 6 avril au 19 mai 2019.